Cornette F, Lerner C, Viardot G, Muzet A, Staner L
Congrès du Sommeil (Strasbourg, France), November 24-26, 2011 (Poster)
11/24/2011
OBJECTIFS : Le but de cette étude consiste à comparer des volontaires sains (VS)
et des patients insomniaques (PI) au cours d’une restriction de sommeil (RS), au
niveau du sommeil (PSG), de l’activité motrice (actigraphie) et de l’activité
cardiaque autonome (holter ). METHODES : 10 femmes et 8 hommes, (9VS et 9PI),
âgés de 36.3+/- 9 ans ont été enregistrés avant, pendant et après la RS.
L’activité cardiaque autonome, l’activité motrice et le sommeil ont été
respectivement enregistrés de 19h00 à 11h00, de 19h00 à 08h00 et de 03h00 Ã
07h00. Les comparaisons entre les groupes ont été réalisées par tranche de 4h
via des ANOVAs. Les données issues du holter ont été analysées en différence par
rapport à un enregistrement équivalent, complet (de 23h00 à 07h00), sous
placebo, effectué chez les mêmes sujets. RESULTATS : En restriction de sommeil,
les ANOVAs ont révélé que les deux groupes se différenciaient significativement,
uniquement sur base de la PSG et de l’holter. En effet, une différence
significative (p<0.05) était présente sur la LPS (03h00-07h00), le HF
(19h00-23h00 et 23h00-03h00) et (p<0.10) sur le LF (19h00-23h00) et sur le
Mean RR (07h00-11h00). Concernant la LPS, le ratio du rapport VS/PI était estimé
à 0.5 avec un intervalle de confiance à 90% situé entre 0.3 et 0.9. Concernant
l’activité cardiaque, il semblerait que comparativement à la nuit sous placebo,
la RS induise une diminution plus marquée de ces paramètres chez les PI que chez
les VS. Si selon l’actimétrie, les PI semblaient présenter une moins bonne
efficience d’éveil le soir (19h00-03h00) et le matin (07h00-08h00) et une
meilleure efficience de sommeil au cours de la RS, par rapport aux VS, aucune
différence significative n’a été mise en évidence. CONCLUSION : Si chacune de
ces trois techniques est riche et complémentaire dans le cadre d’une restriction
de sommeil, l’enregistrement de l’activité cardiaque autonome semble plus
sensible et pertinente pour distinguer les deux groupes et pour mieux comprendre
les mécanismes d’action en jeu dans l'insomnie.